Prisonnier matricule 20

J’ai eu le privilège d’être votre forçat numéro 20. Voici, Madame, non pas le récit mais plutôt la description des émotions vécues lors de cette inoubliable expérience d’enfermement vécue entre vos mains. Une expérience forte et intense, une expérience inoubliable. Je ne raconterai pas le protocole appliqué par vous, strict et rigoureux, ni les positions toutes expertes dans lesquelles vous m’avez contraint : elles ont été fidèlement décrites par vos autres forçat. Je décrirai plutôt le sentiment d’abandon. La jouissance profonde de ne dépendre que de vous, de votre bonne volonté. D’etre à votre totale merci, offert à votre bon vouloir. Mon corps offert à vos souhaits et à votre contrôle. Et puis le temps : le temps qui s’écoule lentement, si lentement. Les 5 heures passées attaché, prisonnier de vous, ont été un moment hors du temps. Une immense parenthèse jouissive, un ailleurs. Chaque seconde qui s’écoulait était un délice, portant en lui l’espoir de vous revoir apparaître, mais la crainte de ce que la suite allait m’apporter. Être à votre merci. Entre prière et méditation. Entre plaisir et douleur. Je veux parler aussi de la souffrance, celle des chaînes qui entaillent la peau, celle des positions inconfortables, celle des quelques gifles et coups de cravache portés et celle plus insidieuse de ne pas connaître la suite. Je parlerai aussi des frôlements, de vos mains fermes et douces, de votre souffle dans mon cou, de vos chuchotements au creux de l’oreille, et aussi de quelques effleurements volés lorsque vous me ligotez. Une expérience très intime et empreinte de confiance et de respect. Mon cœur s’accélère alors que j’écris ces lignes, 2 mois après cette rencontre. J’ai été profondément marqué, conquis. Il y aura une suite. Je veux revenir pour pousser plus loin cette incroyable expérience. Lorsque vous m’avez libéré vous m’avez félicité pour mon endurance. J’espère la prochaine fois aller plus loin dans l’abnégation et dans la souffrance. Subir plus encore votre sévérité et tester mes limites. Encore merci Madame, pour cette expérience simplement inoubliable.