Prisonnier matricule 24

17h15. Je me gare juste à côté de ma future geôle… Mon rendez-vous est à 17h30 et j’attends, excité et craintif à l’idée de me laisser enchaîner volontairement. Mais qu’est-ce que je fais là? J’ai déjà pas mal d’expérience de soumission “classique”, même assez hard, mais là, c’est une première. Et comme toute les premières fois, ce sera forcément inoubliable, que ce soit un bon souvenir ou pas.
17h30. C’est l’heure. Mon coeur s’accélère lorsque j’envoie mon sms et que mon téléphone sonne… Les instructions sont claires et nettes, et je me retrouve quelques minutes plus tard devant la porte de ma geôlière. Elle s’ouvre, j’entre, la porte se referme derrière moi. C’est trop tard maintenant. “Retourne-toi”. Madame est là, belle derrière son loup, toute de noir vêtue. Sa voie est douce, mais implacable : “Enlève ton manteau, enlève tes chaussures et enfile les habits dans ce sac”. (Merci aux témoignages précédents qui m’ont permis de changer de sous-vêtements juste avant de venir. Un minimum après une journée de boulot). Ma tenue de forçat est là. Je me sens déjà ridicule. Après avoir embrassé ses bottes, ma geôlière me passe des bracelets cadenassés aux poignets.
Elle m’emmène ensuite vers mon lieu de détention… Madame voit que je suis stressé : une bonne gifle pendant le trajet : “Déstresse!!” J’essaye de me calmer. Et Madame commence à me montrer l’étendue de ses talents…
Lla souffrance monte doucement. Tenir, il faut tenir. Je ne vais tout de même pas craquer pour si peu.
Alors que je commençais à me balancer d’un pied à l’autre pour me soulager, j’entends ma geôlière revenir : “C’est bien”. Combien de temps ai-je tenu? Difficile à dire… 15-20 minutes peut-être.
Puis nouveaux cliquetis de chaines, attaché comme-ci, puis comme-ça. Et puis je n’ai pas de numéro!!! Décidément elle m’ignore à ce point de ne même pas me numéroter? Et je me retrouve allongé sur le dos, jambes jointes et attachées, bras croisés sur le torse et attachés également. “Repose-toi 24, on passer à une position plus… inconfortable ensuite”. 24!!! Je suis 24! Et je suis bien là, allongé, tranquille. De temps en temps Madame passe me voir, petits coups de cravache sur les cuisses, le visage, quelques insultes, puis elle repart. Au bout de 20 minutes je pense, ma geôlière passe aux choses sérieuses.
Toujours ces cliquetis de chaines, la main attachée ici, puis là, etc… Et enfin je comprends! Madame me fait passer d’une position à l’autre sans jamais me détacher complètement. Cela peut paraître simple comme ça, mais ça ne doit pas l’être du tout. “Allonge-toi sur le ventre et prends une position où tu es à l’aise pour respirer” dit-elle d’une voix douce mais ferme. Et quelques minutes plus tard, je me retrouve dans la pire position que j’ai jamais connue : sur le ventre donc, les bras attachés le long du corps, les jambes pliées (donc pieds en l’air) attachées à mon cou “Courage, ça va aller 24”. Et Madame me laisse. La souffrance fut quasi immédiate. Je compte dans ma tête… Madame revient au bout de 10 minutes “Ca va 24?”. “Oui Madame”. “Bien, courage, ce sera bientôt fini”. Et elle repart… Je souffre, je me tortille. 5 minutes sont passées “Ca va toujours 24?” “Oui Madame” et elle repart!!! Non, ne me laissez pas Madame! Frappez-moi avec votre cravache si vous voulez, mais ne me laissez pas. Encore 5 ou 10 minutes (je n’arrive plus à compter) et Madame me détache enfin. Je respire enfin et je déplie mes jambes douloureuses doucement.
Puis changement de position. Je me retrouve allongé sur le dos, bas écartés et jambes repliées sur moi. Cette position est certes moins douloureuse que la précédente, mais avec le temps… Et je me remets à compter. Et là il m’arrive quelque chose d’inattendu : je n’arrive même plus à compter. Parfois mon esprit part ailleurs et j’oublie de compter. Je ne sais plus où je suis, ni depuis combien de temps je suis là. Je ne pense plus qu’au retour de Madame qui rythme ma détention. Ma geôlière m’a brisé et a pris le pouvoir sur mon esprit. C’est long, très long… au point que je commence à m’inquiéter. Mais au bout de ce que j’imagine être 20-25 minutes, Madame vient me détacher.
Voyons, je suis là depuis 1h30, 2h peut-être? Quel sort ma geôlière me réserve-t-elle? Elle me détache et me fait lever : “Tu vas pouvoir partir maintenant”. Je n’en crois pas mes oreilles! Cela fait 3h que je suis là? Lorsque je me retrouve dans le couloir d’entrée et que je me rhabille, je ne peux m’empêcher de vérifier ma montre : 20h35!!!
Et je repars, encore sous le choc de ce que je venais de vivre.

Il est extrêmement difficile de résumer une expérience de 3h. Pour moi, Madame est un mélange de douceur et de fermeté, de sensualité et de froideur. Lors des manipulations des chaines et cadenas, je la sens me frôler, elle pose ses mains sur mon corps, je sens son odeur, comme si je n’étais pas là. Elle prend même mes mains contre sa poitrine pour serrer les bracelets. Mais je ne suis qu’un objet pour elle. C’est quasiment de l’ordre du syndrome de Stockholm : j’ai fini par aimer ma geôlière. Et elle a aimé me séquestrer.

C’est une expérience étrange et déconcertante, et j’ai hâte de revenir vous voir Madame.

Forçat 24.

 

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