Prisonnier matricule 37

J’ai pris rendez-vous, un soir d’hiver. Suis arrivé à l’heure, ai gravi un à un les marches menant à la prison. Ai retenu mon souffle devant la porte. Ai axé ma concentration sur le fait de faire bonne impression : être poli, propre, discret. Bien tendre la patte. Bien m’aplatir au sol si demandé. Bien remuer la queue, sortir le derrière. Bien exécuter les ordres.

Madame m’ouvre, m’abaisse, me toise. Je me déshabille. J’enfile une tenue de bagne et je suis mené au cachot.

La musique tinte doucement dans mes oreilles, se propage par ondes successives dans mon corps. Mes bras sont en croix. J’attends. Madame vient me voir. De temps en temps. Je suis excité.

La voilà qui reviens. “Puisque tu m’a parlé de bâillon, en voici un”. J’ouvre la bouche le plus largement possible, comme un toutou voulant satisfaire son maître. J’attends quelque chose. Une semence, une gifle… Mon esprit vagabonde et surnage. Je transpire. Je suis en feu.

Je reconnais la boule que l’on m’insère délicatement. Je la gobe le plus sagement possible. Je suis heureux. Madame finit de l’attacher, puis passe son doigt sur mes lèvres pour s’assurer qu’elles englobent bien l’objet. Madame s’en va.

Madame reviens, me place un bavoir autour du cou. Depuis combien de temps est-ce que je tiens la position? 45 minutes? Peut être une heure… Madame reviens. Me félicite. Elle m’attache 2 pinces et les manipule sournoisement. Je ne bouge pas. Je souffre mais j’aime. Je souris intérieurement et prends du plaisir. Je ne prononce aucun mot, ne montre pas de signe de faiblesse.

Madame s’en va et reviens quelques minutes plus tard. Je la sens décrocher les pinces, m’ôtant un petit gémissement de douleur et me libérant d’un paquet de sueur. Madame ne bouge pas. Elle poursuit et me pose une nouvelle pince. Je me tends brusquement. Celle-ci est bien plus douloureuse. Je n’émets pas de bruits. Les gouttes perlent sur mon front. Madame place la deuxième. Je respire plus vite. Madame commence à les manipuler. La tension monte. Je souffle, puis, devant la douleur, me mets à produire un râle continu en secouant légèrement la tête. Bâillonné, le torse recouvert de bave, je me laisse râler dans un long gémissement uniforme. Madame continue. Je suis en nage. Madame finit par arrêter, puis retirer sèchement les deux pinces. Madame me lâche enfin, l’air satisfaite et heureuse de mon abdication “eh bien voilà, quand tu veux, tu sais aller puiser dans tes ressources!”. Je sens une pointe d’ironie, de sadisme, mais aussi de fierté dans sa voix. J’ai tenu bon. Madame me colle deux gifles sans que je n’aie le temps de les voir venir. Elle repart aussitôt.

10 minutes plus tard, le temps d’une chanson, elle reviens. “Tu as battu un record” me dit-elle sournoisement. Je change de position. A quatre pattes, je tends les fesses au dehors. La session continue.

La séance en prison continue, au gré des positions. Mes jambes sont en l’air, attachées. Je travaille mes abdominaux. Le temps passe.

A la fin, Madame reviens me trouver. Elle me guide à l’endroit où je retrouve mes vêtements de ville. Elle me félicite pour ma résilience. Veut me tester sur une plus longue durée. Je lui demande de baiser une dernière fois ses bottes. Vœu exaucé. Je m’agenouille. A cet instant, mon esprit est dans une dimension parallèle. Je rêve. Le déclencheur psychologique est si fort que j’ai les yeux embués. Je me relève avec peine. Baisse la tête. Je n’ose pas la regarder dans les yeux.

Je suis congédié. Je repars le cœur lourd et l’esprit tant perturbé.

n°37

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